Être heureux dans son travail

Être heureux dans son travail, est-ce possible ? Lisez cet article jusqu’au bout car je vous livre trois conseils qui changeront votre manière de voir le monde du travail, et vous saurez comment vous y prendre pour vous assurer un épanouissement professionnel, quel que soit votre domaine.

Une des choses qui me marque le plus lorsque je parle à une personne qui me contacte pour me faire part d’un mal-être, notamment dans le monde du travail, c’est que dans la plupart des cas, elle appréhende d’aller dans son lieu de travail, ou s’y rend avec une boule dans le ventre, à cause de peurs  légitimes certes, mais tellement paralysantes ! Peur de mal faire, peur de ne pas être considéré, peur des remarques incessantes de la hiérarchie, etc… Ces personnes veulent tellement être loin de toutes critiques qu’elles finissent au contraire par subir les foudres de tous, car elles sont des cibles faciles. Plus elles en font, moins on reconnaît leurs efforts et plus on leur en demande.

Et, je me suis souvent demandé ce qui poussait ces personnes à taire leurs émotions réelles au point de se laisser ronger des années durant, et d’en souffrir autant, tandis que d’autres développaient pour le même type de challenge, une résilience impressionnante, une aptitude à s’affranchir de tous ces jugements quelque soit le domaine dans lequel ils exercent.

La réponse m’apparaît de plus en plus clairement maintenant : en grandissant et entrant dans le monde du travail, beaucoup laissent derrière eux une partie de leur personnalité réelle et oublie de se fier à leur intuition.

Je rappelle qu’il s’agit ici de mon point de vue, un avis partial sur la question, mais je pense qu’il est bon de se pencher sur la question.

En effet, on a trop souvent tendance à croire que plus on a de responsabilités, plus on doit être ancré dans la réalité, et à mon avis, c’est de cette manière que l’on on perd très vite la flamme.

Or, quand on regarde bien c’est tout le contraire qu’il faudrait faire ! Je suis toujours fascinée par la manière dont les enfants vivent quotidiennement. J’en ai parlé récemment dans l’article : les trois secret de la sagesse. Ils vivent constamment dans le présent, et ne mentent pas sur ce qu’ils ressentent. Ils ont cette tendance à la spontanéité qui nous manque parfois cruellement. Or, nous avons aussi besoin de renouer avec ce côté enfantin, spécialement lorsqu’ autour de nous l’étau se resserre.

Je l’ai moi même expérimenté il y a quelques années lorsque je commençais à travailler en tant qu’enseignante. J’étais face à de grandes difficultés avec les élèves, et j’étais persuadée que je devais faire des choses très concrètes, comme améliorer la préparation des cours, ou mieux connaître le programme, me former de plus en plus sur les sujets etc.. Je perdais mon temps à penser au contenu, sans travailler sur le contenant c’est à dire MOI. Le jour où j’ai eu le déclic, tout a changé. J’ai compris que pour assurer je devais d’abord et avant tout aimer ce que je faisais , m’amuser, et entrer dans une dimension beaucoup plus intuitive. Les choses ne pouvaient être figées et je me suis mise à adapter le contenu en fonction de la réceptivité du public devant moi. Depuis j’ai l’impression de faire l’un des métiers les plus gratifiants au monde, et j’en apprends tous les jours sur les élèves comme sur moi. C’est d’ailleurs cette passion pour le métier qui m’a poussée à écrire mon roman : Comment je suis devenue prof .

Dans le domaine professionnel, très souvent, on doit faire appel à notre créativité et renouveler notre imagination pour trouver des solutions à des problèmes inédits. Si vous avez l’impression de vivre un mal-être dans votre job, ou que vous sentez que vous êtes en train de vous tuer à petit feu chaque fois que vous allez au travail, je vous invite à suivre les conseils suivants :

 

1/ Créez-vous un personnage professionnel

Si vous allez sur votre le lieu de travail en livrant tout de vous, en parlant à qui veut savoir de ce que vous vivez tous les jours, en étant totalement transparent sur vous, vous risquez de le regretter. Il ne s’agit pas d’un camp de vacances, ni de votre famille, il s’agit d’un lieu où vous êtes attendus pour fournir un service.

Si vous créez un personnage aucune remarque, ou remontrance des collègues ou de la hiérarchie ne vous touchera personnellement. Vous prendrez les choses avec une distance raisonnable et vous serez plus à même de donner votre avis, ou de dire non lorsqu’on vous en demande trop. Il est beaucoup plus simple de réfléchir et trouver des solutions, lorsqu’on ne sent pas son intégrité engagée, au quel cas , on peut se braquer facilement ou au contraire, on peut vouloir en faire trop pour prouver qu’on a de la valeur.

 

2 / Laissez le taf au taf

Organisez-vous de telle sorte que lorsque vous rentrez chez vous, vous n’emmenez pas de charge mentale concernant votre travail. Facile à dire, me direz-vous, et pas applicable pour tous les corps de métiers ? Pas forcément. Je fais un des métiers qui demande le plus de travail hors présence devant les élèves et normalement le reste du temps , je suis censée travailler sur mes cours, rencontrer des parents, corriger des copies ou préparer des projets. Et pourtant je vous le dis, il est très important de séparer les deux sphères ; comment faire ? Ne travaillez que dans des plages horaires définies à l’avance, une après midi, un soir, le samedi matin peu importe ou en restant un peu après vos heures. Définissez des heurs de consultation de mail et ne le faîtes surtout pas en dehors, etc… Soyez le plus zen possible en appliquant le work hard, play hard.

Et si vous avez un travail qui ne vos demande rien en dehors, faîtes en sorte de ne plus penser ou même parler de votre travail à outrance lorsque vous n’y êtes pas , si possible, avec un rituel de méditation en quittant le travail pour vous créer un sas de décompression, avant de retourner  à votre vie personnelle.

 

 

3 / Remettez les choses dans le bon contexte

 

Le travail ne définit pas qui vous êtes. Si vous êtes en difficulté, il ne s’agit pas de vous , mais de vos capacités dans ce domaine là, à une période donnée. Vous avez une vie avant, pendant et après, et cela ne doit pas influencer la vision que vous avez de vous même. Remettez les choses dans le contexte en voyant plus grand que ce que vous vivez actuellement, en sachant que la vie, la santé, la famille, vos relations sont bien plus importantes et vitales ; cela vous aidera à être plus détaché et à lancer des projets en dehors du domaine professionnel pur. Gardez vos passions intactes, vos activités externes, votre sport, vos jeux, et sachez être pleinement à l’aise , même quand les temps deviennent difficiles, car il ne s’agit que de votre travail. Si les choses sont trop compliquées, faîtes des recherches d’emploi en même temps, formez-vous chaque fois  que vous en aurez l’occasion, sachez toujours grandir car vous êtes au delà de tout cela. Les choses deviendront plus faciles, du fait que vous aurez acquis de la hauteur par rapport à ce contexte.

 

 

Et comme le disait Confucius : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

 

 

J’espère que cet article vous aidera au mieux à vous épanouir au travail  et n’hésitez pas laisser votre commentaire pour nous dire ce que vous en pensez.

Vous pouvez aussi prendre contact avec moi via la messagerie page facebook @naimasadiallo si vous voulez aller plus loin en accompagnement.

5 commentaires On Être heureux dans son travail

  • Super comme article, j’aime beaucoup la façon de penser ! 🙂 Il est vrai qu’aujourd’hui j’ai du mal à aller au travail car j’ai des représailles et que j’ai du mal à me défendre. On me dit de faire certaines choses qui sortent de mon travail, puis on me dit ensuite que je ne fais pas mon travail car je fais les autres choses qui sont en contradiction.

    • Merci Cindy. C’est là qu’il devient important que tu crée ce personnage pro. Celui qui n’a aucun mal à dire. « Non désolée mais ça je ne peux pas le faire sinon je ne finirai pas à temps ce qui est réellement dans mes prérogatives . » ce personnage qui ne dépanne pas les autres mais qui travaille au même titre que tout le monde. Plus tu viens avec ta personnalité réelle, celle qui est disposée à aider, celle qui aime que tout se passe bien, celle qui préfère éviter les conflits et prendre sur elle, plus ils rajouterons de poids sur tes épaules.

  • Le jeu du personnage. Parfois à double tranchant.
    Prends ton ma thèse, à un moment donné, j’avais l’impression de « jouer la chercheuse », mais que je bluffais les gens par un tours de passe passe. C’est allé tellement loin que je ne me sentais plus à ma place, juste un magicien d’Oz qui sème des poudres de semblant de compétences aux yeux des collègues. Je n’avais pas choisit le bon rôle. Il y a vaut peut être trop de moi négatif dedans. Et je n’arrivais plus à jouer le rôle de chercheur compétant, devant les remarques rabaissantes et le stress que mon corps ne supportait plus.
    Cramée ! Par cette sensation d’incompétence. Lé «magicien » s’est grillé, bun out.
    Il faut réussir à trouver le bon personnage qui va bien à notre propre personne

    • Merci pour ton témoignage Zen. En effet pour jouer un personnages il s’agit non pas de se mentir à soi même en surjouant l’assurance en surface, en se sentant illégitime au fond, mais plutôt de créer une armure face aux autres. L’armure de protection n’est pas tant un mensonge mais une parure. C’est un costume que tu portes, en toute sérénité. Tu sens que tu es à ta place, justement, et c’est pour cela que les remarques désobligeantes te passent au travers et tu ne sens pas obligée de montrer plus, d’en faire plus, ou de prouver quoi que ce soit car tu exactement là où il faut et tu fais ce qu’il faut.

  • Parallelement, dans mon rôle actuel d’enseignante, pour moi, je fais du théâtre constamment. Et pareil, il faut savoir prendre la mesure des choses.
    Je peux rentrer dans une grande colère face à un ado qui un comportement inapproprié, et le sentir au fond parfaitement calme. Je croiserai la même personne le lendemain, je ne me souviens même plus avoir été « en colère ».
    Pareil, si je reçois une remarque déplaisante d’un supérieur hiérarchique, ça glisse complètement sur moi. Bien sûr, je pourrait facilement jouer l’offusquee, car la situation s’y s’y prête, mais la nuit, je dormirai comme un bébé, ayant laissé tout ça loin de ma tête .
    On doit travailler ce rôle qui nous colle à la peau, et laisser notre costume en franchissant la grille du bahut pour retrouver notre sérénités chez nous.
    Nous jouons tout le temps, mais chaque personnage a sa place !

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