Vivre dans le regard des gens

Êtes-vous dans une relation amoureuse satisfaisante ? Vos enfants, que vous décrivez si parfaits,  le sont-ils encore, une fois la porte d’entrée fermée ? Ce métier reconnu et qui fait la fierté de ceux qui vous entourent vous épanouit-il vraiment ?  Ce diplôme dont rêvent vos parents pour vous est-il celui qui vous convient le mieux à y regarder de plus près ?

 

N’avez-vous jamais eu l’impression de faire des choses contre votre gré. Par obligation sociale, pour ne pas que les gens parlent de vous ?

 

Pourquoi alors rester dans ce genre de situations qui peut perdurer de nombreuses années  si elles ne vous offrent pas satisfaction ?

 

Parce que vous, moi, nous tous,  avons peur du « qu’en dira-t-on ».

Dans cet article, je vous décris comment se manifeste cette peur dans le quotidien, et je vous donnerai les clés pour s’en délester et enfin vivre pleinement la vie que vous méritez.

 

Cette peur se manifeste de manières diverses en fonction des personnalités de chacun.

Chez certains, elle se traduit par le besoin constant de demander l’avis des autres avant chaque décision importante, et de faire des choix uniquement en fonction de ce que leur répondent les conseillers. Si vous êtes dans cette situation, vous constaterez que vous changez souvent d’avis, selon celui de votre interlocuteur, et leur en voulez profondément si les choses tournent mal.

 

Chez d’autres, elle se traduit par une indépendance affichée devant tous, et un esprit fermé aux suggestions, même celles qui pourraient aider. Si vous êtes dans ce cas, vous avez la sensation que pour vous démarquer aux yeux des gens, il faut à tout prix les contredire, apporter arguments et contre arguments, justifier vos choix, faits en « toute liberté », et ressortir des débats « vainqueur ».

 

Si vous avez peur de vous distinguer d’un groupe ou si vous éprouvez l’envie d’être différent à tout prix, c’est que vous vivez constamment dans le regard des gens.

 

Dans ces deux cas, 90% des pensées sont tournées vers la comparaison à autrui. untel a fait ceci, alors je peux le faire aussi. Untel, unetelle a fait cela, moi au moins j’ai l’intelligence de faire autrement.

 

Une autre caractéristique montrant que le regard des gens vous handicape, c’est de parler souvent des autres, en leur absence. En disant des choses que vous ne diriez pas en face.

« Elle est toujours avec lui, après tout ce qu’il lui fait subir », « Tu as vu ses enfants sont mal élevés ils n’arrêtent pas de crier. », « Il a un master, regarde, moi avec mon BTS je gagne plus que lui », « Moi à sa place, j’aurais honte d’être encore au chômage. », «  Elle a osé dire que ma maison est petite, mais moi au moins j’en ai une, alors qu’elle est toujours dans son petit appartement. », etc.

 

Pourquoi je parle de cela ? C’est parce que l’énergie gaspillée à penser aux autres, à se comparer, à se rabaisser, ou à s’enorgueillir est une énergie perdue à jamais. Ce temps précieux à penser au « qu’en dira-t-on » est un temps d’introspection en moins.

 

Je suis convaincue que nous avons tous la possibilité de transformer le monde, par nos actions, par la réalisation de projets. Mais cela demande un temps de réflexion réelle centrée sur soi et non sur les autres. C’est difficile à faire si nous vivons toujours dans ce schéma.  Mais pour opérer de grands changements en soi, il faut passer par de petits actes quotidiens.

 

Voici donc 5 choses que vous pouvez tous appliquer et qui vous aideront à rester centré sur vous-même :

1/Coupez-vous de ceux qui ont la critique facile. Les gens médisants, parlent de vous dès que vous avez le dos tourné. Rester avec eux c’est leur donner la possibilité de s’insinuer dans votre esprit, avant chaque décision

2/Attendez avant d’émettre une opinion ou un avis publiquement ou nuancez vos propos. Si vous émettez un avis catégorique, vous vous enfermez et vous sentez obligé d’aller au bout, même quand vous sentez que ce n’est plus la bonne marche à suivre.

3/Fixez-vous des objectifs personnels, selon vos envies, indépendamment de ce qu’ont fait vos proches. Demandez-vous toujours si vous êtes en train d’essayer d’impressionner ou au contraire si vous vous obligez à avoir moins que ce que vous méritez. Si tel est le cas, vous vous éloignerez du chemin que votre cœur a choisi

4/Assumez vos échecs, ne les cachez pas. Admettez vos torts et remettez-vous en question. Vous n’êtes pas parfaits, prétendre le contraire vous oblige à vous plier aux dires des autres. Mais personne n’a la science infuse. Alors si vous admettez volontiers vos erreurs, les paroles des uns et des autres n’auront plus d’impact sur vous. Votre mariage est un fiasco ? Ces études n’étaient pas faites pour vous ? Vous avez raté le bac trois fois ? Vous avez pris 20 kilos et ne les perdez pas ? Oui et alors, c’est un fait. Mais votre vie ne se résume pas à cela et vous savez où vous allez. Les gens ne pourront rien ajouter à cela et on vous laissera en paix.

5/Pensez toujours à votre épanouissement personnel. En suivant votre voie, vous rayonnerez et entraînerez un champ d’action positif autour de vous. Si en revanche vous sombrez pour ne pas être montré du doigt, vous n’aurez qu’un impact négatif sur vous-même et sur les autres. Pour aider les autres il faut d’abord s’aider soi-même.

Pour conclure, je vous laisse sur ces mots,  extraits du discours de Steve Jobs tenu devant les étudiants de l’Université de Standford en 2005 :

« Votre temps est limité. Ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonniers des dogmes, ce n’est rien d’autre que vivre selon les conclusions et les réflexions d’autres personnes. Ne laissez pas le brouhaha des opinions des autres étouffer votre voix intérieure. Et, par-dessus tout, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition : d’une manière ou d’une autre, ils savent ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire. Soyez insatiables. Soyez fous. » 

 

Et vous qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire.

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A bientôt,

 

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6 commentaires On Vivre dans le regard des gens

  • Bonjour Madame,

    Un bel article avec des conseils très solides. Je n’ai pas forcément une question particulière. J’ai simplement envie de commenter votre article et d’apporter une autre approche. Celle-ci va dans la même vision que votre article. Même si on peut noter une différence peu significative à mon avis.

    Vivre sous le regard des autres, changer d’avis parce que tel ou telle m’a conseillé, mon ami a une grande maison, moi j’en ai une petite, se fier à l’autre etc.

    Ces choses sont inhérentes à notre existence. D’ailleurs, les spécialistes de la psychologie appellent cela la »comparaison sociale ».

    Permettez moi de vous partager cette recherche effectuée par mes propres soins.
    L’an dernier, j’ai interrogé 20 personnes, dont 10 femmes, toutes originaires d’ Afrique. Je suis parti sur mon terrain de recherche avec une vision aprioriste, comme quoi, ces personnes étaient victimes de discrimination et de racisme ( la vision aprioriste avait été clairement étayée). Je me posais cette question suivante: Quelles sont les techniques ou aptitudes mises en place par ce groupe pour retablir leur identité sociale après ces actes?
    J’ai pris pour référence, certaines dimensions du travail: motivation au travail, implication, engagement au travail etc.

    Après une analyse des données d’études, j’ai pu établir 4 types de comparaison. Ici je ne citerai que deux:

    1-Certaines personnes pour retrouver leur estime de soi, après ces actes, se comparaient aux personnes de leur groupe social(endogroupe) moins bien loties sur la dimension de motivation par exemple. Le simple fait pour elles, de se saisir de cet aspect, leur permettaient de rehausser leur image, leur estime.
    2- D’autres personnes font le choix de se comparer aux personnes, ne faisant pas partie de leur groupe social(exogroupe) pour se remettre à niveau. Cette comparaison se fait naturellement en prenant pour référence une autre dimension du travail. Manifestement, la comparaison se met en place sur une dimension qui nous est largement favorable. Elle a l’avantage de garder leur identité sociale ou de la rehausser après des actes racistes.

    J’avais simplement voulu mettre en évidence, que se comparer à l’autre est d’emblée quelque chose que nous mobilisons tous. Mais il ne faudra pas qu’on en fasse une norme, une manière légitime de vivre. Ce qui, peut se montrer dommageable pour nous.

    Vous le montrez bien dans votre article, demander conseil à l’autre, pour établir ses choix ou les modifier, ne dépend que de la personnalité des gens. Ça prend également prendre en compte sa famille, son environnement etc.

    Les points que vous conseillez sont très pertinents et permettent de ne vivre qu’en fonction de soi.
    Merci☺

    Mandjou

  • Superbe article surtout celui sur : vivre dans le regard des gens.
    Beaucoup de courage à vous chère amie.

  • Très bel article franchement, qui pointe une réalité ou je dirais une conséquence de l’évolution de certaines pratiques sociales. Quand on pousse la réflexion sur le fondement de cette considération du regard ou de l’opinion d’autrui sur sa vie, je crois bien que le milieu scolaire a largement contribué à cette situation, notamment sur la problématique de la notation et de la classification des apprenants. Trouver un barème de notation et de classification reste encore très controversé. Donner une valeur à un travail humain et de surcroît les classer est une démarche peu aisée.
    Les apprenants étant embarqués dans cette logique de la rétribution d’une valeur ponctuelle à leur travail développent à mon sens, une logique de comparaison et de considération de l’avis d’autrui.
    Loin de dire que cette méthode est imparfaite, mais pour moi elle reste un flux à suivre dans cette analyse.

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